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un réseau de passeurs démantelé, 4 suspects interpellés à Perpignan

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Les autorités françaises viennent de réaliser un sacré coup de filet. Ce vendredi 21 mars 2025, le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, a révélé que 15 hommes, suspectés d’appartenir à un important réseau de passeurs de migrants entre l’Espagne, Perpignan et Marseille, ont été interpellés.

Un hôtelier et trois autres suspects interpellés à Perpignan

Cette grande opération a eu lieu ce dimanche 16 mars 2025. Elle a mobilisé 70 fonctionnaires et permis de mettre la main sur 15 suspects, correspondant aux trois cellules d’organisation, l’une en Espagne, l’autre à Perpignan et la dernière à Marseille, détaille l’AFP.

Ce type de démantèlement d’un réseau aussi organisé est quand même assez rare, parce que là, on a vraiment démantelé l’intégralité de la structure, avec tous les intermédiaires », les rabatteurs, les « voitures ouvreuses », comme dans les go-fast dans les stupéfiants, les passeurs et même les logeurs, notamment un hôtelier de Perpignan.

Laurène Capelle
Cheffe du chef du Service interdépartemental de la police aux frontières (Sipaf)

Cinq de ces individus, de nationalités algérienne et marocaine, ont été arrêtés en Espagne. Ils doivent être transférés en France sous 10 jours. Quatre autres suspects (dont un hôtelier) ont été interpellés à Perpignan. Ils seront déférés ce samedi en vue d’une mise en examen. Les six derniers, dont trois font partie de la même famille, ont été pris à Marseille. Trois d’entre eux ont été placés en détention provisoire.

Ils ont fait passer 1 700 migrants en deux ans

Le travail des enquêteurs de la Police aux frontières (PAF) a permis de recenser au moins 570 passages en voiture, via des petites routes de montagne, entre l’Espagne et la France.

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En deux ans, cette organisation criminelle aurait fait passer 1 700 migrants, la plupart de nationalité algérienne ou originaires d’Afrique subsaharienne. Ils étaient « pris en charge » en Catalogne près de la frontière et conduits jusqu’à la gare de Perpignan, voire plus loin en France ou même jusqu’en Allemagne, a expliqué le procureur de la République de Marseille au cours d’une conférence de presse.

Chaque passage était facturé entre 150 et 300 euros, des tarifs qui ne représentent pas des « sommes considérables » compte tenu de la « très forte concurrence entre les réseaux de passeurs », a ajouté Nicolas Bessone.

Du côté de Marseille, une nouvelle voie de passage allait s’ouvrir par la mer. Un semi-rigide de 8,5 mètres de long, qui a été saisi, devait transporter des migrants entre Mostaganem en Algérie jusqu’à Murcie sur la côte espagnole, détaille l’AFP. Les migrants devaient débourser 9 000 euros. Le pilote de l’embarcation aurait dû toucher 17 000 euros. Finalement, les autorités espagnoles ont empêché tout cela en intervenant avant le départ de la première traversée.

Les contrôles se multiplient dans les Pyrénées-Orientales

Ces derniers jours, les autorités mobilisent des forces de l’ordre sur les grands axes de circulation des Pyrénées-Orientales. Mercredi 19 mars 2025, un nouveau contrôle sur l’autoroute A9 a permis l’interpellation d’une Colombienne en situation irrégulière.

Elle a été interpellée pour « entrée illégale sur le territoire national », annonce la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN 66) sur sa page Facebook. Quelques jours plus tôt, le 6 mars, un autre étranger en situation irrégulière (ESI) avait été arrêté en marge d’une opération nocturne sur l’A9.

Vendredi 14 mars, la gendarmerie des Pyrénées-Orientales a été déployée sur la D914 à Banyuls-sur-Mer et Port-Vendres. L’objectif était de débusquer des stupéfiants, mais aussi le passage d’étrangers en situation irrégulière. Cette route entre la frontière avec l’Espagne et la côte Vermeille est un passage emprunté par les mules et les passeurs.

Avec AFP



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