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une mère d’élève encore au tribunal

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Deux semaines après avoir comparu pour menaces de mort à l’encontre de la principale adjointe du collège où est scolarisé son fils de 13 ans à Saint-Pierre-en-Auge (Calvados), une trentenaire était à nouveau jugée au tribunal de Lisieux jeudi 13 mars 2025. Cette fois, elle devait répondre d’outrage, toujours envers la même enseignante.

Un sentiment d’injustice

À l’audience, la prévenue dénonce ce qu’elle considère comme un harcèlement depuis qu’elle a saisi l’Inspection académique : « Maintenant, c’est gendarme, gendarme, gendarme ! » Un sentiment d’injustice qu’elle martèle face au tribunal.

Les faits remontent au 14 décembre 2023. Ce matin-là, la mère de famille est appelée au collège après un incident impliquant son fils. D’après la principale adjointe, l’entretien a rapidement dégénéré. La trentenaire lui aurait lancé, d’un ton agressif et en la pointant du doigt : « Regarde-moi bien, tu vas te rappeler de moi ! »

Face à l’escalade de tensions, le principal de l’établissement a demandé l’intervention des gendarmes. Mais, à leur arrivée, il leur aurait finalement indiqué que la situation s’était apaisée.

Des propos menaçants contestés

Pourtant, une nouvelle attestation vient aggraver la position de la prévenue. Le 4 mars dernier, la CPE du collège a déposé un témoignage affirmant qu’après son départ, la mère aurait proféré des propos menaçants : « Collège de m… » « Je vais tous les flinguer ! »

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Une version qui interroge Me Floriane Gabriel, l’avocate de la défense :

« Si ma cliente avait tenu de tels propos, le principal les aurait entendus, les gendarmes aussi. Ils lui auraient passé les menottes sur-le-champ ! On vient tirer sur l’ambulance ! »

À la barre, la prévenue reconnaît son impulsivité mais conteste toute menace. Elle estime que ses paroles ont été déformées : « Je lui ai seulement dit qu’on se reverra bientôt. Peut-être en la pointant du doigt… Mais bien sûr, on passait au tribunal quelque temps après. »

Un raisonnement repris par Me Gabriel, qui cite un cas similaire vécu récemment : « Lors d’une garde à vue, une mère m’a dit qu’on allait se revoir bientôt… au tribunal. Derrière, on peut mettre toutes les interprétations possibles. »

Une condamnation ajustée

Le tribunal a finalement suivi la plaidoirie de la défense et a prononcé une confusion de peine avec celle du 25 février dernier.

La mère de famille est condamnée à 140 heures de travail d’intérêt général (TIG) à effectuer sous 18 mois, faute de quoi elle encourra un mois de prison. Elle devra également verser 100 euros à la plaignante pour préjudice moral et 800 euros pour ses frais d’avocat.



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