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Agressions sexuelles dans un foyer pour handicapés : un an avec sursis

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Un homme de 55 ans a comparu, mardi 11 mars 2025 devant le tribunal de Lisieux (Calvados), pour agression sexuelle sur cinq femmes en situation de vulnérabilité mentale.

Les faits étant difficiles à dater, la période de prévention retenue dans la procédure commence le 1er novembre 2019 et se termine au 27 juin 2020, date de la première plainte déposée contre le quinquagénaire.

Les plaignantes, atteintes d’un retard mental léger à moyen, résidaient dans la même structure d’accueil que leur agresseur, sur la Côte fleurie. Lui aussi faisait l’objet d’une mesure de protection.

« Je lui ai dit d’arrêter »

L’affaire a commencé par une plainte déposée par le responsable de l’établissement, suite aux confidences d’une des victimes. La femme, âgée d’une soixantaine d’années, dira aux enquêteurs avoir été agressée à deux reprises au moins par l’homme arrivé depuis peu dans le foyer.

Après s’être introduit chez elle en passant par le balcon du rez-de-chaussée, il lui a caressé les seins et posé la main sur son sexe.  » Je lui ai dit d’arrêter mais il a continué. J’avais peur « , expliquera-t-elle.

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Cinq victimes recensées

Au cours de leurs investigations, les enquêteurs recueillent les témoignages de quatre autres résidentes qui leur relatent sensiblement les mêmes faits. Plusieurs pensionnaires refuseront de répondre à leurs questions.

Une plaignante dira avoir été interpellée par l’individu alors qu’elle sortait de l’appartement d’une amie pendant le confinement. Il lui a fait signe de s’approcher puis lui a touché les seins et le sexe, l’a embrassée et a sorti son pénis pour qu’elle le touche.

 » Je pense qu’il m’attendait  » 

Elle ne voulait pas mais s’est exécutée car elle a eu très peur. Une autre fois, il l’a suivie puis est entré chez elle.  » Je pense qu’il m’attendait  » précisera-t-elle. Il est entré dans sa chambre et, après en avoir verrouillé la porte, il l’a allongée sur le lit et l’a caressée.

Une femme née en 1972, hébergée à proximité de l’atelier où il est employé, se plaindra elle aussi de ses attouchements à deux reprises.

Un traumatisme lié à des abus sexuels

Une résidente qu’il avait invitée à venir chez lui dénoncera les mêmes faits et dira avoir eu  »  la trouille de [sa] vie « . Enfin, une quadragénaire relate des faits semblables, encore chez le mis en cause, la porte fermée à clé.

Selon l’expert qui les a examinées, toutes les plaignantes présentent un traumatisme évocateur d’abus sexuel.

Le quinquagénaire est condamné à 12 mois de prison assortis d’un sursis probatoire pendant 2 ans avec obligation de soins. Le tribunal prononce son inéligibilité pendant un an et son inscription au Fijais.

Il devra verser 1500 € à chacune des trois plaignantes qui se sont porté parties civiles et 850 € à chacune des deux associations concernées.



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