Le moto-cross est un sport de passion. Christopher Huet, chauffeur-routier de 28 ans qui habite Bernières-d’Ailly (Calvados) et est licencié à Falaise, n’est pas une exception. « J’ai commencé la dirt à l’âge de neuf ans. Puis, j’ai roulé avec des motos de plus en plus grosses », explique-t-il. Son père faisait aussi du moto-cross.
À l’âge de 24 ans, le pilote a commencé à participer à ses premières courses. Malgré des places en bas de classement, Christopher Huet s’est entraîné dur et avec détermination. Il finit maintenant ses courses au milieu du classement.
Un sport difficile
Le moto-cross reste un sport extrême et dangereux. « Je n’ai pas pu concourir l’année dernière. Je me suis fracturé le tibia. La saison a été courte », confie le routier de métier âgé de 28 ans.
Cette blessure, survenue après une chute de moto, l’impacte encore dans sa pratique. Il conserve quelques douleurs.
Objectif top 15 national
Malgré sa saison précédente compliquée aussi bien sur le plan physique que mental, Christopher Huet s’est fixé un objectif ambitieux : être dans les 15 premiers du classement national. « Cette saison, j’envisage d’être dans les quinze premiers », explique le pilote.
Après ma blessure, j’ai surtout repris confiance en moi. Je me suis pris une sacrée gamelle. J’ai ensuite eu longue préparation sur un terrain privé.
Il débutera sa saison le 13 avril 2025 à Pierrefitte-en-Cinglais pour une course de prairie. Il se projette ensuite. « En 2026, j’ai l’ambition de participer au Trophée Lainey ».
La course aux sponsors
En plus des risques de chutes, l’aspect financier de ce sport reste une grande difficulté. La licence de la FFM coûte 320 euros et l’adhésion au club de Falaise 60 euros.
Cet investissement annuel est nécessaire pour pouvoir participer et se préparer aux différentes courses.
Mais ce qui coûte le plus cher, c’est bien l’entretien de la moto. Il faut compter 1 700 euros par an pour la révision. Sans compter les pannes éventuelles et l’usure des pneus qui sont un coût en plus.
Les sponsors deviennent alors essentiels. « J’ai trouvé un sponsor pour cette année, 3AS racing, qui peut me fournir quelques pièces et les tenues », confie Christopher Huet.
« Mais cela ne suffit pas pour toute la saison ». Ce partenariat permet notamment de financer les courses (environ 60 euros par engagement), la préparation du pilote et ses entraînements, les révisions et préparations de la moto.
« Et puis, c’est bénéfique pour moi mais c’est aussi bénéfique pour eux. Je leur fais de la publicité ». La préparation de la saison continue pour le pilote aussi bien sur le plan sportif qu’économique.
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