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un lama a t-il été tué par un loup ? « Une probabilité » selon la préfecture

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La présence du loup aux portes nord de Montpellier, qui aurait tué et en partie dévoré un jeune lama, dans la nuit de jeudi 10 à vendredi 11 février 2025, dans la commune de Clapiers, n’est pas exclue par les autorités. Mais lorsqu’il s’agit d’attaques attribuées au loup par les propriétaires et les éleveurs, la prudence est de mise notamment à l’Office Français de la biodiversité -OFB- où les agents n’écrivent jamais noir sur blanc sur les rapports officiels qu’un loup est responsable… 

L’information n’avait, en tout cas jamais transpiré depuis les faits qui ont amené l’intervention, outre des agents de l’OFB, d’élus de la commune et des gendarmes de la compagnie de Castelnau-le-Lez. C’est Damien Fortier de l’élevage Lamadoué avec notamment des lamas à Murviel-lès-Montpellier qui vient de révéler l’existence de cette attaque sanglante. Il a posté le 1er mars une vidéo sur sa page Facebook. 

« C’est le propriétaire du lama retrouvé mort un matin de la fin du mois de février dans son exploitation à Clapiers qui m’a alerté, on se connait pour posséder des lamas. À ce jour, personne n’a été prévenu officiellement du passage d’un loup récemment au nord de Montpellier », révèle Damien Fortier. Le jeune lama se trouvait sur le terrain d’un particulier route de Montferrier-sur-Lez, à Clapiers qui souhaite rester anonyme. 

Profonde strangulation et asphyxie à la gorge

Des sources bien informées confirment un mois après l’attaque à Métropolitain que, sur la foi du rapport rédigé par l’OFB qui a effectué de nombreuses constations sur la bête décédée, la piste du loup n’est pas écartée, comme l’atteste le cabinet du préfet de l’Hérault sollicité ce mardi 11 mars : « Effectivement, un jeune lama a été retrouvé mort le 11 février dernier à Clapiers, mais on ne peut pas affirmer qu’il a été tué par un loup, c’est une probabilité ». Selon nos informations, le jeune lama est mort par une profonde strangulation et par asphyxie à la gorge, des indications propres au passage à l’acte d’un loup, selon des spécialistes, qui tiennent à rassurer : « le loup n’attaque pas l’homme ».

Autopsie et prélèvements 

Au stade actuel des investigations en cours et des résultats complets des prélèvements qui ne sont pas encore connus, même si l’autopsie a été effectuée, il est prématuré d’affirmer que ce jeune lama a été dévoré en partie par un loup, dont la présence présumée ces derniers mois est relevée par des éleveurs d’ovins et désormais de lamas, ainsi que par des enquêtes de l’Office Français de la biodiversité de l’Hérault, qui dépend de la direction départementale des territoires et de la mer -DDTM 34- et qui a interdiction de communiquer à la presse : « c’est un sujet très sensible » dixit un responsable, « seule la préfecture est autorisée à le faire ».

Vidéos :

Une louve morte à La Grande-Motte

Des éleveurs d’animaux préférés du loup sont inquiets. Des attaques présumées ont déjà été recensées dans le département à Argelliers et autour du Pic Saint-Loup -entre novembre et décembre 2024, un bélier et deux brebis ont été tués à Saint-Bauzille-de-Montmel, à quelques encablures à peine de Clapiers, lors d’une attaque qui pourrait être celle d’un loup, sans confirmation par la préfecture de l’Hérault-, une louve a été retrouvée morte, tuée par un véhicule sur la 2×2 voies de la « route des plages » au niveau du Grand Travers, près de La Grande-Motte, ou encore trois signalements entre Palavas-les-Flots et Villeneuve-lès-Maguelone aux 4 Vents, ce qui est une preuve incontournable de la présence de ces canidés ici.

Des traces de loups, dont certains ont été photographiés, ont été isolées également sur le Causse, sur le Larzac et dans les hauts cantons, en limite de l’Aveyron et du Tarn.

La plus récente attaque date de vendredi 7 mars en plein jour, dans une bergerie gardoise isolée d’Aigues-Vives, entre Montpellier et Nîmes où dix chèvres sont mortes et une onzième grièvement blessée. Le vétérinaire qui a les examinées a relevé des morsures profondes avec des crocs identifiables à un loup. Un canidé affamé rôde t-il aux confins de l’Hérault et du Gard ? Est-il esseulé ? ou fait-il partie d’une meute qui se déplace rapidement la nuit ? Mystère. Reste que l’OFB du Gard va transmettre son rapport à la préfecture à Nîmes, comme c’est la règle.

Damien Fortier qui élève des lamas et des alpagas dans sa vaste propriété à l’ouest de Montpellier et qui vient d’alerter sur les faits survenus il y a un mois a déjà pris des mesures pour parer à toute intrusion d’un loup, notamment en rehaussant les clôtures. Et il prévient les propriétaires de chèvres, de brebis, de moutons, de poules, de chevaux et de lamas de redoubler de vigilance et de prendre des mesures pour éviter des attaques nocturnes. « Si un loup erre dans le coin, il risque de revenir faire des ravages, il faut surveiller et protéger notre cheptel », ne cache pas un éleveur inquiet.



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