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Lot. Le député Aurélien Pradié dénonce la méthode de la DASEN

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Lundi 3 mars au matin le député du Lot Aurélien Pradié s’est rendu à Cazals pour apporter son soutien aux élus du RPI et aux parents d’élèves mobilisés contre la suppression d’un poste entraînant la fermeture de l’école de Montcléra.

Aurélien Pradié : « La nouvelle DASEN a quand même réussi à déclencher la colère des parents d’élèves du Lot partout en l’espace de trois semaines là où il nous avait fallu sept ans pour temporiser et trouver avec son prédécesseur des compromis acceptables. Cette dame va devoir changer de méthode. Nous les parlementaires du Lot n’acceptons pas cette nouvelle carte scolaire. Cette nouvelle méthode et ce ton condescendant risquent de recréer la même mobilisation que celle que nous avons connu il y a sept ans et qui s’était traduite par des manifestations devant toutes les écoles. C’est aussi totalement contradictoire avec le discours de la ministre de l’Éducation Nationale Élisabeth Borne à l’Assemblée Nationale qui affirme vouloir maintenir tous les postes. » 

Laurent Alazard maire de Cazals : « Il existe un problème sur les chiffres qu’elle avance, notre RPI n’a pas, comme elle l’affirme, un effectif de 80 élèves mais de 86 et nous allons monter à 90 à la rentrée 2025. Et surtout elle ne tient pas compte des dérogations, de ces enfants qui viennent d’autres communes et que nous acceptons néanmoins à Cazals »

Aurélien Pradié : « Les dérogations ne doivent pas être oubliées, la loi est très claire, les effectifs correspondent au nombre réel d’enfants inscrits dans chaque école. C’est comme si on ne prenait pas en compte les enfants en situation de handicap. Fermer des postes et des classes n’est pas du ressort des maires, c’est une décision qui appartient à l’Éducation Nationale donc c’est trop facile de renvoyer les décisions pénibles sur les élus. Quant à ceux qui nous expliquent qu’une école isolée est un facteur d’échec scolaire pour les enfants, ils se trompent. » 

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Une mère d’élève : « Je viens de Seine et Marne et je suis arrivée à Gindou il y a deux ans. Mon fils de 8 ans  avaient besoin d’une AVS car il rencontrait beaucoup de difficultés dans une classe de 30 élèves. À Montcléra en l’espace de deux mois il a fait d’énormes progrès, il est très heureux et obtient de biens meilleurs résultats. » 

Aurélien Pradié : « Il ne faut surtout pas que votre mobilisation faiblisse alors que les décisions de la DASEN ne sont pas irrémédiables. Dire  » on ferme une classe mais on ne ferme pas l’école  » me semble aussi d’une grande hypocrisie. Je pense que les postes qui nous manquent, elle peut les récupérer, il existe une réserve rectorale donc une discussion est possible. Il ne faut pas baisser les bras. Vouloir tout régler en trois mois pour obtenir une bonne note, est une méthode contre-productive. »  

LVQ : Quelles actions envisagez-vous ? 

Aurélien Pradié : Je vais revoir très prochainement mes collègues sénateurs et députés du Lot et nous allons écrire à la DASEN et lui demander un nouveau rendez-vous en commun pour lui dire que sa méthode n’est pas acceptable, qu’elle est irrespectueuse et il faudra sans doute aussi une nouvelle mobilisation des parents d’élèves devant ses bureaux. Son supérieur hiérarchique c’est le recteur d’académie mais je suis persuadé que la préfète n’est pas ravie de l’agitation que crée cette méthode. La mobilisation finira par payer, j’en suis convaincu. 

Luc GÉTREAU



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