Mardi 4 mars 2025, Guillaume* (36 ans) a été jugé pour « violences conjugales habituelles », devant le tribunal correctionnel de Caen (Calvados). La date de prévention retenue est le 1ᵉʳ novembre 2022 et les faits se sont déroulés à May-sur-Orne (aujourd’hui Saint-Matin-de-May). L’homme n’a pas donné suite à la convocation du tribunal.
« Quand il est énervé, il est capable de n’importe quoi »
En novembre 2022, Lucie*, en couple depuis un peu plus d’un an avec Guillaume, se décide à déposer plainte pour violences. Elle dénonce trois épisodes de violences conjugales avec insultes, claques, coups de pieds, objets cassés, porte défoncée. Elle évoque aussi des coups de pied dans le ventre.
Quand il est énervé, il est capable de n’importe quoi.
Ses dires sont corroborés par la famille de Guillaume. Selon ses proches, il aurait frappé toutes ses « petites copines ».
Elle vit avec les volets fermés : 21 jours d’ITT
Lucie a subi une expertise médico-psychologique qui a attesté d’un état dépressif, d’angoisses, de troubles de l’humeur, d’irritabilité, de perte d’énergie vitale, de culpabilité, de conduites d’évitement de contacts… Elle vit dans le noir, les volets fermés. 21 jours d’incapacité de travail lui ont été prescrits.
Son fils de 9 ans dit que l’homme lui a déjà fait mal, l’a frappé, lui a tiré l’oreille.
J’ai dit à maman de s’écarter de lui, il n’est pas bien.
La séparation a pour conséquences un harcèlement par SMS.
« Accuser la femme frappée d’hystérie est un argument usé »
Lorsqu’il est entendu par les enquêteurs, Guillaume ne reconnaît « qu’une seule petite claque » donnée à l’enfant. En ce qui concerne Lucie, quelques violences à minima. « Il y a eu des disputes, des bousculades mutuelles », assure-t-il.
Il décrit des « relations toxiques » avec une « femme sujette aux crises de folie » qu’il était « bien obligé de maîtriser ».
Accuser la femme que l’on frappe d’hystérie, c’est un argument tellement utilisé qu’il en est usé.
Guillaume a finalement été condamné à 10 mois de prison dont cinq mois avec sursis assortis de 24 mois de sursis probatoire avec obligation de soins psychologiques et de prise en charge dans le cadre du CPCA (centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales).
*Prénom d’emprunt.
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