Home Faits Divers « Je te tuerai de mes propres mains. »

« Je te tuerai de mes propres mains. »

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Incarcéré depuis septembre 2022, un homme de 25 ans a été condamné, lundi 3 mars 2025, par le tribunal d’Argentan (Orne), à 18 mois de prison pour des menaces de mort, des appels téléphoniques et des envois de messages malveillants alors qu’il était en milieu carcéral.

« C’est un complot »

Jugé dans le cadre de sept dossiers en récidive, le détenu a nié les faits tout au long de l’audience, excepté le recel de téléphones portables. « C’est un complot. »

Il faisait l’objet de cinq plaintes, depuis le 15 avril 2023, pour sept dossiers en récidive.

Les victimes étaient son ex-compagne ainsi que son ex-belle-mère. « Je vais lui faire mettre une balle moi, cela va être rapide » ou encore :

Je te tuerai de mes propres mains. Je vais te faire du mal, regarde si cette nuit si tu vas dormir tranquille. Tu es morte. Tu vas entendre un boum. Toute ta vie, je serai derrière toi.

Messages envoyés par téléphone.
Vidéos :

Le nombre de messages était si important qu’Isabelle Bertrand, la présidente d’audience, a refusé de tous les lire « pour ne pas y passer des heures ».

Des photos de l’ex-conjointe dénudée

L’auteur aurait notamment utilisé des pseudonymes pour envoyer ses messages. « Je n’utilise jamais de pseudo sur les réseaux, simplement mon nom et mon prénom », affirme pourtant le prévenu.

Selon lui, un de ses anciens copains, un dénommé « kahiss », aurait pu être à l’origine de tout cela et chercher à le venger.

Sous divers noms d’emprunts, des photos de l’ancienne petite amie dénudée ont été diffusées sur les réseaux sociaux. L’auteur a également menacé la victime de lui faire perdre la garde de leurs enfants.

Père de famille

Le prévenu est père de deux enfants âgés de 3 et 5 ans. Le couple, originaire de la région parisienne, était venu s’installer à Alençon il y a quelques années. Ils sont aujourd’hui séparés depuis l’incarcération du père de famille.

Apeurée à l’idée de le voir sortir et d’être la cible d’actions malveillantes, la compagne avait demandé la mise en place d’un bracelet anti-rapprochement.

Trois prisons en à peine trois ans

Le casier judiciaire du détenu comporte 19 mentions, dont 10 en tant que mineur. « Vous savez combien de mois vous avez passé en détention ? », demande la présidente. « Beaucoup trop. Mais je suis jeune. Je peux encore m’en sortir », lui a rétorqué le natif du Val d’Oise.

Sa période de détention a commencé au Mans. Le détenu est ensuite allé au centre de détention d’Argentan avant d’être incarcéré aujourd’hui à Caen.

Depuis ses premiers pas dans le milieu carcéral, il totalise sept passages en commission de discipline.

C’est toujours pareil avec cet homme. La juridiction d’Alençon le connaît très bien. Comme d’habitude, il n’y est pour rien et ce n’est pas lui l’auteur des faits.

L’avocat des victimes.

« C’est un homme qui utilise tous les procédés pour nuire. »

Le procureur de la République a requis une peine de 18 mois de prison, l’interdiction d’entrer en contact avec son ex-conjointe et de paraître à son domicile.

Les victimes indemnisées

« On est partie du fait que depuis le début, mon client est coupable sans se soucier de la présomption d’innocence », tonne l’avocat de la défense. Il s’est dit « scandalisé par tous ces propos abracadabrantesques ». Pour lui, les faits ne sont absolument pas constitués. C’est pourquoi il a plaidé la relaxe. « On fait porter à mon client, un chapeau qui est bien trop grand pour lui. »

Jamel Rouichi a finalement été condamné conformément à la réquisition du procureur de la République. Il devra également indemniser son ex-conjointe à hauteur de 2 800 €. Quant à la belle-mère, elle percevra 1 300 € d’indemnités.



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