Ils étaient une trentaine sur les marches de l’Hôtel de police de Caen (Calvados), ce mercredi 5 mars 2025. Ces policiers avaient répondu à l’appel du syndicat Alliance, en signe de protestation après les réquisitions du parquet de Nanterre dans l’affaire de la mort du jeune Nahel, en juin 2023.
« Une décision lourde de conséquences », pour le syndicat Alliance
Le procureur de Nanterre a requis, mardi 4 mars, un procès pour meurtre contre le policier auteur du tir ayant causé la mort du jeune Nahel, dans la préfecture des Hauts-de-Seine. « C’est une décision lourde de conséquences, réagit le syndicat Alliance, dans un communiqué, qui en dit long sur la place accordée aux forces de l’ordre dans notre pays ».
La version des policiers contredite par une vidéo
Le jeune Nahel (17 ans) a été tué d’une balle tirée à bout portant, par un policier qui contrôlait la voiture qu’il conduisait, lorsqu’il avait redémarré.
Les policiers avaient dans un premier temps raconté que le jeune homme leur avait foncé dessus, mais cette version avait été contredite par une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux.
L’usage des armes par les forces de l’ordre est strictement encadré par la loi. Mais dans une société où la présomption d’innocence ne semble plus s’appliquer aux policiers, où l’émotion semble aussi dicter les décisions judiciaires, comment continuer à exercer notre métier sans la crainte permanente d’être sacrifié sur l’autel de l’idéologie ?
La mort de Nahel avait été le point de départ de plusieurs nuits d’émeutes, un peu partout à travers la France.
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