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« On se sent au cœur des choses », que retient Thierry Liger de son premier mois à l’Assemblée ?

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Thierry Liger est devenu député de la 2e circonscription de l’Orne le 24 janvier dernier, en remplacement de Véronique Louwagie, nommée ministre. Une montée en compétences pour l’ancien président de la communauté de communes Cœur du Perche, et de toutes nouvelles responsabilités. Pour Le Perche, Thierry Liger livre ses premières impressions, un petit mois après son arrivée à l’Assemblée nationale.

Les premiers pas à l’Assemblée

Thierry Liger se souvient de ses premiers pas en tant que député, « une arrivée impressionnante, et un moment très solennel ». Beaucoup de responsabilités tombent d’un coup d’un seul.

Le métier de député, c’est être constamment collé à l’actualité nationale, « à l’Assemblée, on voit que l’on est au cœur des choses ».

À noter que côté responsabilités, en plus de son poste de député, Thierry Liger est également membre de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, « une commission très convoitée ». Mais il est aussi chef d’entreprise.

Une mécanique de travail au fil de l’eau

Comment fait-on pour s’adapter à cette montée en compétences ? Car les tâches sont nombreuses et les journées bien chargées, la présence au sein même de l’Assemblée, ce n’est qu’une petite partie du travail. « On prend un peu au fil de l’eau », explique Thierry Liger, « mais l’essentiel c’est d’avoir une bonne équipe pour nous guider et nous accompagner dès le début ».

Choix de sa part, Thierry Liger a décidé de garder la même équipe que sa prédécesseure Véronique Louwagie, « car ils connaissent déjà bien les dossiers ainsi que la mécanique législative ».

Une semaine bien chargée

La manière de travailler est différente, mais pas la façon de réfléchir. « Que ce soit au niveau d’une communauté de communes ou de la France entière, on se pose quand même la question de comment la décision que l’on va prendre, s’applique sur le territoire : les forces et faiblesses de la décision, les freins que l’on peut rencontrer… ».

Difficile de détacher une semaine type du travail de député, « dans l’idéal je passe deux jours à Paris, deux jours en circonscription, et deux jours en entreprise (Thierry Liger est également chef d’entreprise N.D.L.R.) ». Mais de nombreux débats et dossiers arrivent sur la table au dernier moment, bousculant souvent le principe de semaine idéale.

Une dimension politique très présente

Ce qui a le plus frappé Thierry Liger, c’est la présence d’une dimension politique bien plus prégnante. Si bien que la prise de parole à l’Assemblée peut vite être intimidante.

Thierry Liger lors de sa première prise de parole à l’Assemblée Nationale, le 20 février dernier. ©Assemblée Nationale

Thierry Liger se remémore sa toute première, qu’il admet un peu crispée, sur la taxe Zucman – visant à mettre en place un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des grandes fortunes, concernant environ 1 800 contribuables dont le patrimoine dépasse les 100 millions d’euros. « Quand on prend la parole déjà, on est au niveau de la tribune, on a tout le monde devant soi, ça peut être stressant. Mais surtout, il faut équilibrer son discours. Avec une dimension technique d’une part, avec des chiffres, des données ; mais aussi avec une dimension politique ».

Et c’est dès lors que survient cette dimension politique, que les huées surviennent, d’une part ou d’autre de l’Assemblée. « On ne s’en rend pas toujours compte de l’extérieur, mais les débats à l’Assemblée sont souvent très bruyants, les débats ne sont que rarement posés ».



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