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la Ville souhaite construire le futur multiplexe

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Avec tous les rebondissements qu’a connus le projet depuis 20 ans, il convient bien entendu de rester prudent. Mais l’optimisme était de mise mardi 4 mars 2025 pour le maire Sébastien Leclerc, qui a fait une grosse annonce au sujet du futur cinéma de Lisieux (Calvados), en préambule du conseil municipal :

« Ce soir, je suis en mesure de vous annoncer que l’hypothèse que nous allons dérouler consiste à ce que ce soit la Ville qui construise le bâtiment du multiplexe – c’est-à-dire les murs et le toit – puis que nous trouvions un exploitant qui l’aménagerait, qui l’exploiterait, et qui achèterait le terrain et les murs sous la forme d’une location-vente sur une durée d’au moins 20 ans. »

Sébastien Leclerc

Cette solution pourrait permettre d’arriver enfin à l’épilogue de ce « projet au long cours qui a commencé à être évoqué à Lisieux en 2002 » : « En 2020, quand nous sommes arrivés aux responsabilités, il n’y avait alors ni terrain, ni projet, et encore moins de financement. »

Des discussions qui bloquent sur le financement

Le premier édile a rappelé les actions menées par la municipalité depuis, « en lien avec la communauté d’agglomération » : « J’ai proposé un terrain, l’ancien site Citroën. Les bâtiments ont été déconstruits, le site a été dépollué, le PLUi (plan local d’urbanisme, ndlr) a été modifié. » Mais les discussions bloquent depuis plusieurs mois au sujet du financement du projet :

« La Ville a fait une proposition de vente du terrain il y a bientôt 18 mois, mais les porteurs de projet n’arrivent pas à boucler leur plan de financement sans inclure d’importantes aides publiques. Or, sur le sujet des aides publiques à un projet privé, les choses sont très encadrées, et beaucoup moins souples qu’il y a 10 ans : la Région pourrait aider à hauteur de 100 000 €, le Département ne pourrait qu’accorder un prêt à taux 0 d’un volume de 150 000 €. Cela va sans dire, ni la Ville ni l’Agglomération ne peuvent subventionner un projet sur des montants dépassant le million d’euros. »

Sébastien Leclerc

Après avoir planché sur « plusieurs hypothèses assez variées » et échangé avec différents professionnels tels que « le président du Centre national du cinéma et la Banque des territoires », la municipalité a donc opté pour l’option évoquée mardi.

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Des subventions plus faciles à obtenir

Principal intérêt : « Cette formule permettra à la Ville d’aller chercher des subventions beaucoup plus facilement que l’exploitant privé ne pourrait le faire, à la fois auprès du Département et de la Région, à qui nous avons déjà présenté le montage il y a plusieurs semaines, mais aussi auprès de l’Agglomération, dont le président a dit lors du dernier conseil qu’il ne pourrait pas ne pas participer à un projet aussi important pour le territoire. »

L’idée serait donc que la Ville construise la coque du futur cinéma multiplexe, et que le futur exploitant vienne ensuite « installer ses salles de cinéma et tout son matériel », développe Sébastien Leclerc, rencontré à l’issue du conseil municipal. Les loyers récoltés permettraient à la collectivité de « rembourser l’emprunt » et retomber sur ses pieds.

Un « calendrier réaliste » à l’automne 2025 ?

L’exploitant sera choisi après une mise en concurrence :

« Pour enclencher le projet, nous devrons d’abord faire un appel à manifestation d’intérêt qui permettra aux entreprises d’exploitation de cinéma de se positionner. Nous lancerons cette consultation dans les prochains jours. Il y a encore plusieurs étapes à franchir d’ici-là, et je pense qu’à l’automne 2025 nous pourrons annoncer un calendrier assez réaliste. »

Sébastien Leclerc

Il faudra aussi « recruter une maîtrise d’œuvre », qui déterminera le prix du projet. « Il faut que le cinéma soit rentable financièrement, il y a un point d’équilibre entre six et huit salles en fonction du coût de construction, précise Sébastien Leclerc. Les spécialistes vont définir s’il vaut mieux six salles, huit salles, ou faire un projet évolutif avec six salles pour commencer, et la possibilité d’aller jusqu’à huit salles ensuite. Nous savons qu’il y a un besoin à Lisieux, et nous allons drainer des publics bien au-delà des frontières de la ville. »



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