Selon Pierre-Édouard Colliex, son tweet était « susceptible d’inciter à la violence ». Le préfet de police des Bouches-du-Rhône a signalé ce dimanche 2 mars au parquet un post sur X de la députée européenne LFI Rima Hassan visant une société de Marseille.
L’élue s’en est prise à l’entreprise Eurolinks.
Un équipement qui permet les tirs en rafale
Dans un premier message posté ce samedi 1er mars sur X, l’eurodéputée Insoumise affirme que « les munitions retrouvées sur les corps de centaines de victimes palestiniennes » à Gaza « correspondent aux maillons M27 qui permettent les tirs en rafale » et que ces derniers sont vendus à Israël par l’entreprise marseillaise Eurolinks.
« Israël représente plus de 7 % du chiffre d’affaires annuel de l’entreprise #Eurolinks basée à #Marseille », affirmait encore Rima Hassan dans ce premier post samedi, avant d’en publier un second où elle donnait l’adresse de l’entreprise et son numéro de téléphone.
La députée appelle à « la vindicte », selon Retailleau
Évoquant ces messages de Rima Hassan sur X et le signalement effectué par le préfet des Bouches-du-Rhône, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a estimé ce lundi 3 mars sur BFMTV que les posts de la députée appelaient à « la vindicte » contre l’entreprise.
Le préfet Pierre-Édouard Colliex avait estimé que les publications de la députée étaient « susceptible d’inciter à la violence à l’encontre [de l’entreprise] et de ses salariés ».
Israël ne peut que « les réexporter »
Ces maillons produits par Eurolinks, des petites pièces métalliques servant à relier entre elles des balles de fusils-mitrailleurs et permettant des tirs en rafale, avaient été évoqués en mars 2024 par les sites d’investigation Disclose et Marsactu, selon qui ils seraient « susceptibles d’être utilisés contre des civils dans la bande de Gaza ».
Réagissant à ces informations, le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, avait affirmé que ces pièces exportées par l’entreprise marseillaise pouvaient seulement être « réexportées » par Israël : selon lui, la licence permettant la vente de ces pièces « ne concern (ait) que de la réexportation vers des pays tiers » et « ne donn(ait) pas droit à l’armée israélienne d’utiliser ces composants », dans la bande de Gaza ou ailleurs.
Un conflit qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts
Après l’attaque contre Israël menée par le mouvement islamiste armé du Hamas le 7 octobre 2023, qui a fait 1.218 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles, l’armée israélienne a mené en représailles une offensive à Gaza. Celle-ci a fait au moins 48.392 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Avec AFP
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