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Donald Trump fait des coupes budgétaires radicales, les conséquences inattendues à Lyon

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Menaces de fermeture du consulat des États-Unis, gel dans le financement de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), nuages noirs au-dessus d’Interpol ou d’ONG comme Handicap International…

Plusieurs grandes structures subissent les nouvelles ambitions de Donald Trump et d’Elon Musk. Si ces décisions sont prises depuis Washington, elles pourraient bien avoir des conséquences locales très concrètes à Lyon.

Menaces de fermeture du consulat américain à Lyon

Le consulat américain installé à Lyon est désormais clairement menacé de fermeture. Selon une enquête de Politico, l’administration Trump veut réduire la taille du Département d’État et le réorienter. Dans ce plan est prévu la fermeture de plusieurs consulats américains en France dont Lyon, Strasbourg ou encore Bordeaux.

Le Département pour l’efficacité gouvernementale (DOGE) piloté par le très polémique patron de X et de Tesla Elon Musk devrait s’attaquer aux intérêts américains à l’étranger.

Cette administration est installée dans la ville depuis 1999. Elle a ses locaux dans le quartier des Cordeliers, sur la Presqu’île, en plein centre, dans le 2e arrondissement. Elle « permet de promouvoir une meilleure compréhension des États-Unis et de renforcer les liens d’amitié historiques qu’ils entretiennent avec la France ».

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L’institution ne délivre pas de visas ni ne propose de services consulaires, seul l’Ambassade des États-Unis à Paris a cette fonction.

Mais le consulat a un rôle symbolique et d’influence pour le pays de Donald Trump dans l’économie locale. « Les États-Unis y jouent un rôle majeur en tant qu’employeur, avec plus de 800 sociétés à capitaux américains implantées dans le secteur, mais également en tant que premier exportateur », explique le consulat de Lyon qui rayonne sur les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne Franche-Comté. 

À l’OMS, on s’inquiète du désengagement des États-Unis

À Lyon, on surveille aussi de près les conséquences de la politique de Donald Trump sur l’OMS (Organisation mondiale de la Santé). L’organisation internationale va devoir se passer du financement des États-Unis, ce qui aura des conséquences sur toutes ses activités. En décembre dernier, l’organisation internationale inaugurait en grande pompe son académie dans le quartier de Gerland (7e) dans un immeuble flambant neuf face au stade

L’immeuble de l’académie de l’OMS à Lyon, dans le quartier de Gerland. (©Nicolas Zaugra/ actu Lyon)

« L’OMS regrette l’annonce de l’intention des États-Unis d’Amérique de se retirer de l’Organisation et espère qu’ils reconsidéreront leur décision (…) », a réagi David Atchoarena, directeur exécutif de l’Académie de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui a son siège à Lyon. 

Les États-Unis ne sont pas un financeur direct de l’Académie mais son retrait de l’OMS aura des conséquences. « Chaque bureau, y compris l’Académie de l’OMS, doit maîtriser ses coûts et utiliser ses ressources avec prudence dans un contexte de plus en plus contraint. De nombreux programmes techniques de l’OMS mettent en place des mesures d’économie qui auront des répercussions sur le co-développement et la co-prestation des activités de formation avec l’Académie de l’OMS », déplore le patron de l’Académie.

Interpol et Handicap International peuvent s’inquiéter

La tronçonneuse de Donald Trump pourrait aussi provoquer des coupes chez Interpol. L’organisation de lutte contre la criminalité internationale, qui a son siège dans le 6e arrondissement de Lyon, à côté de la cité internationale, reçoit près d’un demi-million d’euros des États-Unis.

Pour l’instant, aucune coupe budgétaire mais l’institution a de quoi s’inquiéter au vu des coupes engagées par le président milliardaire. 

Du côté de Handicap International, qui a son siège français à Lyon, on est victime de la taille massive des États-Unis dans l’aide internationale américaine, en supprimant 92 % des financements de programmes à l’étranger par l’agence américaine de développement (Usaid).

« Pour Handicap International, cette aide représente 20 % du volume global de ses opérations sur le terrain, ce qui concerne environ 225 000 bénéficiaires directs et indirectement plus de 4 millions de personnes », déplore l’ONG dans un communiqué. 

Une élection de l’autre côté de l’Atlantique qui avait provoqué l’indignation et les inquiétudes du maire écologiste de Lyon Grégory Doucet, d’ailleurs ex-cadre chez Handicap International. « Une onde de choc », avait-il déploré quelques heures après le 6 novembre.



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