Mercredi 26 février 2025, un homme de 52 ans a été jugé par le tribunal de Dieppe (Seine-Maritime) pour s’être masturbé sur la plage de Dieppe, devant deux femmes.
Les autorités ont été sollicitées et lors de leur arrivée, elles constatent l’homme, la braguette de son pantalon ouverte. Celui-ci reconnaît très rapidement les faits.
Mais le président veut savoir ce qu’il s’est passé : » Qu’est-ce que vous avez fait de votre pénis ? «
Un travail sur lui-même
» J’ai juste montré mon sexe « , répond le prévenu. Mais l’une des victimes a filmé la scène. La vidéo a été diffusée lors de l’audience : « On voit de très loin des mouvements. Vous reconnaissez les va-et-vient » ? » Oui « , avant d’ajouter : » J’ai perdu le contrôle de moi-même, ma lucidité « .
Ce jour-là, l’homme participe à l’hommage pour le chanteur Naâman. Il boit deux litres de bière et a envie de faire pipi. C’est pourquoi il se rend sur la plage.
» Mais à quoi pensez-vous à ce moment-là ? » À rien du tout, si ce n’est m’exhiber devant elles. Ça n’a rien à voir avec l’excitation « , se défend le prévenu.
Lui qui a déjà été condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires explique que » les exhibitions, c’est devenu addictif. Je ne sais pas vraiment ce que je cherchais. Les deux femmes devaient être choquées, je n’ai pas eu la lucidité d’arrêter « .
Auparavant, il dit avoir pris du plaisir à s’exhiber, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il pense toutefois qu’il a un côté auto-destructeur, » un besoin de tout foutre en l’air « .
Ce jour-là, les deux femmes ont expliqué dans leur déposition que l’homme se serait également caressé en regardant deux enfants : » Je ne m’en prendrai jamais à des enfants. Il y a un stade que je ne dépasserai jamais, d’un point de vue déontologique, je n’irai pas aussi loin « , confie-t-il.
Son dernier jugement pour une exhibition remonte à dix ans. Le procureur salue d’ailleurs l’évolution du prévenu, » qui a progressé. Il ne faut pas que voir le côté sombre « . Il ajoute toutefois que » l’impératif, aujourd’hui, c’est de protéger la société, mais aussi qu’il se protège lui-même « .
Une condamnation sous bracelet électronique
Son avocate parle » de quelqu’un en grande souffrance. C’est un combat de tous les jours, il faut qu’il garde le contrôle de lui-même et qu’il soigne cette maladie « .
Elle demande une injonction thérapeutique et un placement sous bracelet électronique en cas de peine ferme. Le tribunal l’a condamné à huit mois de prison à effectuer sous bracelet.
Il aura un suivi socio-judiciaire de sept ans, l’obligation d’effectuer des soins et d’indemniser les victimes à hauteur de 150 € chacune.
Enfin, il est inscrit au Fijais, le fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
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