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Au Sénat, David Margueritte veut « faire peser le territoire à l’échelle nationale »

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Dans la nuit du samedi 1er à dimanche 2 mars 2025, David Margueritte deviendra officiellement sénateur de la Manche.

Ce jeudi, dans la soirée, il a annoncé aux maires du Cotentin (Manche) son choix de siéger au Palais du Luxembourg. En raison du non-cumul des mandats, il démissionne de l’Agglo, mais reste à la Région

Quel parlementaire serez-vous ?

Je serai un sénateur, comme je l’ai toujours été dans mes mandats : extrêmement impliqué, présent sur le terrain. On ne remplace pas Philippe Bas. J’aurai ma personnalité : être attentif, à l’écoute. Je continuerai de l’être. Je serai sénateur de la Manche, présent dans tout le département. Le sud, le centre et bien sûr le Cotentin, cher à mon cœur.

Je revendique le droit d’être un sénateur très engagé, fort de l’expérience locale qui est la mienne. Je suis enraciné sur le territoire. Je ne me suis jamais engagé dans quelque chose sans que cela soit à fond. Je ne peux pas imaginer qu’il en soit autrement. Ce n’est pas possible pour moi.

« L’histoire n’est pas terminée pour moi avec le territoire »

Le mandat de sénateur vous paraît-il complémentaire du rôle que vous avez tenu à l’Agglo, quant à la représentation du territoire ?

C’est une façon de faire mieux connaître le Cotentin. Je vais intégrer la majorité sénatoriale, cela donne du poids. C’est une façon, sur les enjeux économiques et industriels du territoire (Aval du futur…) de faire peser le territoire à l’échelle nationale et de le faire rayonner. Je peux avoir une utilité. C’est une chance et un honneur de pouvoir servir son territoire et son pays.

Avec Sébastien Fagnen, vous serez deux élus du Cotentin à siéger au Sénat. Est-ce un sujet ?

Je crois que Philippe Bas a parfaitement tranché la question lorsqu’il a évoqué son précédent, avec Jean Bizet, dans le Sud-Manche. Je n’ai pas encore échangé avec Sébastien Fagnen. Bien sûr, nous discuterons pour gérer les choses en bonne intelligence.

Avec Béatrice Gosselin, j’ai l’intention de former une vraie équipe, auxquels seront associés mes deux autres colistiers, Élise Debroise-Gautier et Jacky Bouvet. Ils ont vocation à travailler avec nous et être des relais dans le centre et dans le sud de la Manche. Il m’apparaît nécessaire d’avoir un maillage territorial avec des gens qui ont été dans le partage des convictions. J’aurai besoin d’eux.

« Ce n’est pas du tout un abandon du territoire »

Une fois la décision d’aller au Sénat entérinée, vous avez eu un choix à faire entre deux mandats. Pourquoi avoir choisi de rester au conseil régional, plutôt que conseiller communautaire à l’Agglo ?

Il faut comprendre que ce n’est pas du tout un abandon du territoire. Je ne serai plus dans l’exécutif, mais je reste président du groupe de la majorité à la Région, qui a la capacité d’accompagner le territoire dans ses compétences, notamment dans les domaines du développement économique, la formation, la mobilité… Cela me permet d’avoir une vision transversale des choses. Il y a aussi une question de calendrier. Il restait un an de mandat à l’Agglo.

J’ai le sentiment que tous les grands projets dont nous parlons depuis des années sont lancés, irréversibles. Parfois même sortis de terre. Les élections vont vite arriver. Il n’y aura pas, à quelques mois de la fin du mandat, de nouveaux chantiers majeurs. Ce qui m’importe, aujourd’hui, c’est que l’Agglo vive dans la stabilité et les équilibres politiques qui ont toujours été les siens depuis 2020. Je ne me voyais pas être un conseiller communautaire parmi d’autres, sans les moyens d’agir.

Votre départ au Sénat signifie-il que vous ne serez pas candidat lors des élections municipales à Cherbourg-en-Cotentin, l’an prochain ?

Je ne me ferme pas de porte. J’aurai le choix. Je ne sais pas où je serai l’année prochaine. Ce que je sais, en revanche, c’est que je suis construit comme quelqu’un de terrain. Je suis passionné par ce que j’ai fait ici. L’histoire n’est pas terminée pour moi avec le territoire. D’une manière ou d’une autre, je continuerai de le servir, directement avec la Région et le Sénat.

J’ai appris, depuis quelques semaines, que rien n’est jamais écrit comme prévu. La vie m’apprend à ne pas faire de projections.



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