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Victime du chirurgien pédocriminel Le Scouarnec, cette habitante de la Sarthe « ne se souvient pas des faits »

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Une habitante de La Bazoge (Sarthe) figure parmi les très nombreuses parties civiles au procès de Joël Le Scouarnec, qui s’est ouvert ce lundi 24 février 2025 à Vannes devant la cour criminelle départementale du Morbihan.

Agée aujourd’hui de 39 ans, elle n’avait que 2 ans quand elle a croisé la route du chirurgien de la clinique de La Fontaine de Loches (Indre-et-Loire) : son père, médecin, venait lui aussi y faire des opérations deux fois par semaine.

Cette habitante de la Sarthe est une victime de Le Scouarnec

Le Dr Joël Le Scouarnec avait alors consigné dans son fichier « Vulvette » qu’il avait « caressé la vulve » de la fille de son collègue en 1989 et qu’il avait « tripoté son clitoris ». Devant les gendarmes, cette habitante de La Bazoge avait pourtant dit n’avoir « aucun souvenir d’une intervention chirurgicale » à cette époque.

Interrogé, son père avait même certifié que sa fille n’avait « jamais été prise en charge par le Dr Le Scouarnec ». L’accusé avait toutefois pu la rencontrer « lorsqu’il était venu à leur domicile », même s’il semblait « compliqué » au médecin que son collègue chirurgien ait pu faire cela à sa fille : Joël Le Scouarnec n’était « jamais monté dans les étages des chambres des enfants » de leur maison. Le père de la victime n’avait à vrai dire « jamais imaginé » que son ancien collègue « puisse commettre ce type de faits ».

Attentat à la pudeur

Interrogé sur ces faits, Joël Le Scouarnec n’a lui non plus « aucun souvenir » de cet « attentat à la pudeur commis avec violence, menace ou surprise » en 1989 sur ce bébé de 2 ans.

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Il « se remémore uniquement » avoir vu sa mère « enceinte » et « être allé au domicile » des époux « à quelques reprises », résume la juge d’instruction dans son ordonnance de mise en accusation. « C’est possible mais je ne peux pas certifier quoi que ce soit », avait d’ailleurs dit l’accusé aux gendarmes. « Si c’est écrit, c’est que vraisemblablement ça a dû arriver. »

Des faits au domicile familial de son collègue

Au cours de la procédure, ses avocats avaient sollicité un « non-lieu partiel » dans la mesure où leur client n’était « pas certain » d’avoir commis de tels faits, que « les documents hospitaliers ne figurent pas au dossier » et que sa victime « ne se souvient pas des faits ».

Mais « Joël Le Scouarnec a reconnu être déjà allé au domicile du couple » avait répliqué la juge d’instruction dans son ordonnance de mise en accusation. « Il apparaît donc possible qu’il soit parvenu à se trouver seul avec XXX. Il n’a d’ailleurs pas écarté la possibilité d’avoir commis ces actes lors de son interrogatoire. Dès lors, dans la mesure où les faits semblent s’être déroulés au domicile familial et non à l’hôpital, il n’apparaît aucunement nécessaire de disposer des documents d’hospitalisation. »

S’agissant des « doutes » du médecin sur « la possibilité » que son collègue ait pu « commettre ces faits », « il sera rappelé qu’aucun de ses collègues de travail n’avait pu suspecter son comportement », avait rappelé la juge. « De la même manière, l’absence de témoin était un préalable habituel dont Joël Le Scouarnec reconnaît qu’il s’assurait avant de commettre les faits qu’il reconnaît. »

Le procès de l’ancien chirurgien est prévu pour durer environ quatre mois.



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