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Après 10 ans de calvaire, une famille libérée de son appartement insalubre en Loire-Atlantique

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« Je n’y crois toujours pas. » Après 10 ans de cauchemar et près de quatre ans de bataille judiciaire, Arnaud Dauvé et sa petite famille sont enfin débarrassés de ce logement insalubre qui a abîmé leur santé et asséché leurs économies. Le propriétaire qui leur avait vendu ce bien a été de nouveau sanctionné par la justice. Dans un jugement en date du 11 février 2025, la Cour d’appel de Rennes a pointé les « manœuvres et la mauvaise foi » de ce dernier, entre « déclaration mensongère » et « dissimulation » de travaux illégaux.

La descente aux enfers

C’est en mars 2015 que le jeune ménage avait réalisé son « rêve » d’accession à la propriété en se portant acquéreur de cet appartement atypique situé rue de Normandie, dans le centre-ville de Saint-Nazaire.

Une partie en souplex, l’autre au rez-de-chaussée avec l’objectif de relier les deux. Mais le sous-sol, en apparence pimpant, révèle rapidement son vrai visage.

Les murs se recouvrent d’immenses taches noires d’humidité qui remontent, par capillarités, et attaquent le reste du logement où les parents et leur petite fille sont obligés de se terrer, dans des conditions d’hygiène déplorables.

En 2018, après contact avec la mairie, Arnaud Dauvé découvre que le souplex avait été déclaré « impropre à l’habitation » par un arrêté municipal de 2013, document sciemment dissimulé et absent de l’acte notarié.

Une plainte est déposée, mais les galères s’accumulent.

La famille, qui vit sur le seul salaire d’Arnaud, doit continuer à rembourser son prêt et n’a pas les moyens de vivre ailleurs.

Puis, leur assureur décide de résilier leur contrat d’habitation.

« La panique totale. S’il y a le feu, je ne suis pas couvert. On pourrait nous saisir les seuls biens qui nous restent », s’angoissait le Nazairien lors d’une première rencontre avec l’Echo de la Presqu’île en octobre 2021.

Le tribunal de Saint-Nazaire leur donne raison en février 2022, mais le propriétaire fait appel, laissant les Dauvé dans une grande précarité.

Heureusement, leur prêt est finalement suspendu et un logement leur est attribué quelques semaines plus tard.

«  Je reste sur mes gardes  »

Ils bénéficient du soutien moral et des distributions alimentaires de l’association R’éveillons la solidarité.

« Sans eux, je ne sais pas si on s’en serait sorti », souffle Arnaud Dauvé qui salue également ses collègues des Chantiers de l’Atlantique, où il travaille comme préparateur de commandes.

En plus de récupérer son logement indigne, le propriétaire, habitant du Morbihan, est condamné à verser une forte somme au titre du remboursement des crédits, frais de copropriétés et autres taxes foncières versés par les victimes au fil des ans, plusieurs dizaines de milliers d’euros.

« Tant que l’argent n’est pas versé, je reste sur mes gardes. Cette histoire m’a rendu méfiant. »



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