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69 – 75). Une sinistre habitude


Celles et ceux qui suivent l’ALM Évreux et qui connaissent un tant soit peu le basket étaient encore effarés, en ce vendredi 4 avril 2025, de voir la formation de Marc Namura répéter encore une fois les mêmes erreurs. Les mêmes approximations. Les mêmes mauvais choix et vilains tirs lors d’un final qui, pourtant, semblait pouvoir pencher du bon côté, cette fois-ci.

Faute d’avoir pu surfer plus de trois minutes sur la belle adresse au large du jeune Dorian Angloma et du capitaine Alexis Tanghe (11-2), l’ALM a bien tenté de rester au contact d’une formation poitevine mieux classée et surtout mieux en place qu’elle. Et avec une hiérarchie mieux établie aussi…

L’équipe ébroïcienne a eu du mal, comme à son habitude, quand les premières rotations vont prendre place sur le parquet de la vieille salle Jean-Fourré. Du mal à rivaliser avec les 2,18 m de Jonathan Jeanne sous les cercles. Du mal à contenir l’impact de Jahvon Blair. Du mal à tenir la comparaison avec le jeune Fibleuil, très bien sorti du banc, lui.

Reprise dès la fin du premier quart-temps (15-14, 10e), l’ALM Évreux va être renvoyée à 11 points à la 18e minute (24-35), sans qu’on ne voie alors comment elle allait bien pouvoir reprendre le manche.

Day transparent

Avec un EJ Day fanny et transparent à la pause (0/4 aux tirs, 3 balles perdues) et personne pour prendre le relais d’Angloma et de Tanghe au scoring (9 points chacun), seul le tir rentré juste avant la sirène par Anthony Da Silva entretenait un brin d’espoir (32-38, 20e).

Paul Rigot (6 points, 5 rebonds) n’a guère pesé dans ce match pourtant crucial pour le maintien. ©Eure Infos/BdC
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Mais 10 minutes plus tard, on en était au même point (49-55, 30e) et au même sempiternel constat : cette équipe ébroïcienne est maladroite au possible (36 % d’adresse aux tirs, contre 51 % à son adversaire du soir). Et surtout, elle abuse du tir à 3-Points (25 tentatives en 30 minutes) alors que seul Dorian Angloma (à 5/6) sut jusqu’ici rentrer des shoots derrière l’arc des 6,75 m après celui de son capitaine à la 3e minute.

Une maladresse crasse

À 6/25 dans l’exercice, et même à 8/34 en dehors de la raquette, on peut affirmer que la machine à shooter que le club vient de se voir offrir par un partenaire est tout sauf un luxe !

Heureusement, il y a dans cette équipe des joueurs qui ne veulent pas voir descendre sportivement l’ALM une seconde fois consécutivement.

Les 12 rebonds d’Aaron Levarity, une défense plutôt bien en place et l’abnégation du duo Da Silva-Radnic vont permettre à Évreux de rester au contact de Poitiers lors du dernier volet.

Renvoyée à 8 points par le 2e triple de Prot (51-59, 32e), la troupe locale va alors avoir le plaisir de pouvoir enfin compter sur Gus Okafor (7 points de suite) pour égaliser à 59 partout et même repasser devant Poitiers (62-61, 35e).

Maladroit mais vaillant, Dimitri Radnic a fait se soulever la salle à la 36e minute (65-61). Mais les supporters de l’ALM se sont vite rassis. ©Eure Infos/BdC

Un 3-Points – Alleluia ! – de Dimitri Radnic va même enflammer le centre omnisports (65-61, 36e).

Un énième money-time manqué

Seulement voilà : comme à son habitude, l’ALM va en rester là !

Incapable de s’appuyer sur une réelle hiérarchie au sein de son groupe, Marc Namura va une nouvelle fois pianoter vainement entre Okafor et Angloma, tout en oubliant peut-être un peu trop longtemps sur le banc ses joueurs cadres.

Et là, patatras ! Malgré une dernière égalisation de Tanghe sur la ligne des lancers-francs (69-69, 39e), l’ALM Évreux laissait Blair puis Ramjak, lors de la dernière minute, l’achever à longue distance. Là où elle avait péché, encore une fois…

Et comme Fos-sur-Mer, de son côté, a su revenir de loin pour battre sur le fil la formation de Chartres (67-65), Évreux est désormais relégable.

Pas sûr que l’apport du pivot Yvan Ouedraogo, présent lors de ce match pour assister à la rencontre de sa nouvelle équipe, suffira à inverser la tendance actuelle mardi prochain à Vichy. Ni même la tendance tout court d’un club qui échoue lors de toutes les fins de match. Qui, comme l’an passé, échoue tout court.



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