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276 bouteilles de protoxyde d’azote saisies dans un bar à chicha en infraction



Ce week-end, les forces de l’ordre ont procédé au contrôle d’un bar à chicha, situé rue du Lantissargues, à Montpellier. Sur place, les policiers ont découvert un important stock de protoxyde d’azote, un gaz souvent détourné à des fins récréatives. Malgré leurs sollicitations, la porte de l’établissement est restée fermée, tandis que de la musique se faisait entendre à l’intérieur.


Dans une réserve, 33 bouteilles ont été trouvées aux côtés de 350 ballons de baudruche, utilisés pour inhaler le gaz. Mais la découverte la plus marquante se trouve derrière une porte cadenassée située à l’arrière du bar. Avec le renfort des policiers nationaux, les agents parviennent à l’ouvrir et découvrent un stock impressionnant : 243 bouteilles supplémentaires de protoxyde d’azote.

En tout, 276 bouteilles sont saisies au sein de l’établissement. Un stockage d’une ampleur inhabituelle pour un simple commerce de chicha.

🧐 Le protoxyde d’azote : un gaz inoffensif ?

À première vue, le protoxyde d’azote peut sembler anodin. Utilisé dans le milieu médical comme anesthésiant ou en cuisine pour les siphons à chantilly, ce gaz a pourtant trouvé une place inquiétante dans les soirées festives. Inhalé via des ballons de baudruche, il provoque des éclats de rire incontrôlés et une brève sensation d’euphorie.

Mais derrière cet effet léger se cachent des risques bien réels. Une consommation excessive peut entraîner vertiges, pertes de connaissance, troubles neurologiques et, dans les cas les plus graves, des lésions irréversibles du cerveau. Son usage détourné est en forte hausse, notamment chez les jeunes. Face à cette menace, des mesures ont été prises pour limiter sa vente et prévenir les dangers liés à sa consommation.

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Un établissement en infraction

L’établissement ne se limite pas à stocker illégalement du protoxyde d’azote. Le contrôle révèle également plusieurs infractions aux réglementations en vigueur. Les forces de l’ordre constatent d’abord que le bar ne respecte pas l’interdiction de fumer à l’intérieur. Elles découvrent ensuite que l’établissement fonctionne sans déclaration préalable. De plus, un système de vidéoprotection est installé sans autorisation, en violation des règles encadrant la surveillance des lieux privés.



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