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17 bovins retrouvés morts sur place



L’OABA (Œuvres d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs) a mené une opération dans une exploitation de l’Orne à la suite d’une demande des services vétérinaires de la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations. Selon nos collègues de Ouest-France, il s’agirait d’une ferme d’élevage située à Courgeoût, près de Mortagne-au-Perche.

Cette intervention visait à prendre en charge 72 bovins pour des faits de maltraitance. Sur place, près de 20 bovins ont été retrouvés morts.

Le cheptel saisi dans sa totalité

Ce sont les services vétérinaires de la Préfecture de l’Orne qui ont sollicité l’association, comme l’explique Jimmy Gouedard, directeur-adjoint de l’OABA. Il était sur place lors du retrait des bovins. Et la découverte fut « bouleversante ».

Nous devions prendre en charge 71 bovins, mais sur place près de 20 étaient morts, certains depuis plus d’un mois.

Jimmy Gouedard, directeur-adjoint de l’OABA.

Ces animaux étaient regroupés dans les stabulations, « ce qui a facilité l’opération ». Parmi ces animaux, des taureaux âgés de plus de deux ans, mais aussi des veaux d’à peine une semaine… Des bêtes retrouvées « dans un état de cachexie avancé ».

Ce retrait a eu lieu à la suite de plusieurs signalements.

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Présent, l’éleveur n’a montré aucune opposition, au contraire. Il était conciliant, a donné tous les documents nécessaires relatifs au suivi des bêtes. C’est un point positif à noter.

Jimmy Gouedard.

« L’éleveur semble se trouver dans une situation de détresse sociale, économique et psychologique importante », poursuit le directeur-adjoint de l’association. « C’est le cas pour 90 % des opérations auxquelles nous participons. Les actes de maltraitance sont majoritairement dus à de la négligence. »

En attente de la décision du tribunal

Tous les animaux vivants ont été accueillis par un éleveur professionnel, partenaire de l’OABA. Sur place, «malgré les soins apportés, la pose de perfusions par le vétérinaire, deux autres bovins sont décédés le week-end suivant. » Ces soins sont entièrement financés par l’association.

Cette dernière attend désormais la décision du tribunal et un éventuel jugement pour fixer le sort des bovins : soit ils retourneront dans un élevage, soit ils partiront pour l’abattoir, soit ils rejoindront un des refuges de l’OABA.

De plus en plus de saisies, « c’est catastrophique »

Fondée en 1961, l’OABA avait pour première mission d’améliorer les conditions d’abattage des animaux. Elle est reconnue d’utilité publique depuis 1964 et intervient désormais à la demande de la justice pour de telles saisies. « La situation est catastrophique », confie Jimmy Gouedard. « En 2022, nous avons récupéré 2 000 animaux. Puis 2 200 l’année suivante et plus de 3 000 en 2024. » Et l’année 2025 suit le même rythme.



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