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15 ans de prison pour l’homme qui voulait tuer des policiers en Seine-Saint-Denis



Un conflit de voisinage qui a dégénéré. Ce vendredi 21 février 2025, le tribunal de Bobigny a condamné Pascal Bertrand à 15 ans de prison pour avoir tenté en 2022 de tuer des policiers intervenus dans le cadre d’un conflit avec son voisin, également victime d’une tentative d’homicide, à Villemomble (Seine-Saint-Denis). Le quadragénaire, dont l’altération du discernement a été retenue par la cour, a également été condamné à un suivi socio-judiciaire de sept ans avec injonction de soins.

Un policier grièvement blessé

Le 7 octobre 2022, c’est avec plusieurs armes qu’il a attenté à la vie d’un équipage de la Brigade anti-criminalité du Raincy intervenant dans la commune voisine de Villemomble, à la suite d’une plainte d’un homme qui avait reçu des coups de couteau de son voisin horloger.

Dans le couloir exigu, Pascal Bertrand dégaine un revolver, vise la policière et son voisin, tente de tirer. L’arme s’enraye. « Je fonce, je me retrouve face à lui, il était à bout portant sur moi. Je le saisis, je pousse son bras vers le sol », a raconté mercredi à la cour d’assises Hassan, le deuxième policier. Séparé de son arme à feu, l’homme dégaine alors un couteau et « vise partout », d’après le récit du policier.

La lame s’enfonce de 4 centimètres au niveau de l’encolure du gilet pare-balles. Malgré ses blessures, le policier parvient à menotter le forcené. Son pronostic vital sera engagé pendant deux jours.

Le suspect voulait être abattu par les policiers

La semaine d’audience a donné lieu à un échange direct entre le policier et l’accusé.
« Je respecte votre peine, mais il y avait des solutions. Ce n’est pas parce qu’on est fâchés qu’on doit tuer tout le monde », a dit avec douceur Hassan, tourné vers le box. « La police ne vient pas pour tuer. La police vient pour aider, assister. Ce jour-là, peut-être qu’on aurait échangé, je vous aurais donné des conseils. Si vous étiez conciliant, ça se serait bien passé, mais là, vous avez décidé d’en finir. »

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L’accusé avait notamment déclaré qu’il était en proie à un processus d’autodestruction et espérait être abattu par les policiers. L’expert psychologue a mis en avant « le conflit entre les pulsions de vie et de mort » de l’accusé, asocial, en proie à des idées suicidaires, mais qui stockait nourriture, médicaments et armes chez lui.

« Je vous remercie de m’avoir épargné. Vous aviez une arme, vous auriez pu m’abattre. C’est tout à fait vrai que vous m’avez sauvé la vie. C’est une nouvelle vie qui va renaître », a répondu Pascal Bertrand. En détention, il suit une thérapie, un traitement et travaille. Il s’est également lié d’amitié avec des voisins de cellule.

AVEC AFP



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