Le site internet du Département de la Côte-d’Or cotedor.fr a été inaccessible durant plusieurs jours en raison d’une cyberattaque massive. Celui-ci est de nouveau accessible depuis ce jeudi 13 mars.
Selon François Sauvadet, président du département, « cette attaque d’origine russe a engendré 100 millions de sollicitations par minute sur notre site cotedor.fr », ce qui a saturé l’accès.
Une cyberattaque massive mais sans fuite de données
Contrairement à d’autres attaques informatiques ayant touché des collectivités en France, celle-ci n’a pas compromis les données sensibles des usagers. « Il n’y avait pas de risque pour les données, contrairement à d’autres cyberattaques que nous avons connues en France, dans d’autres départements et notamment dans le Val-d’Oise », a précisé François Sauvadet à la radio ICI Bourgogne.
Grâce aux mesures de sécurité mises en place ces dernières années, la situation est progressivement revenue à la normale et le site internet a été rouvert. « Nos équipes ont été mobilisées sur place. Nous avons tiré des leçons des cyberattaques que nous avons connues dans les départements de France il y a déjà deux ou trois ans », a ajouté le président du département.
Un contexte de tensions internationales
Pour François Sauvadet, cette attaque pourrait être liée aux tensions actuelles entre la France et la Russie. « Vous voyez bien les tensions qu’il y a eues, notamment avec l’expression récente du Président de la République, qui a cristallisé des tensions très fortes avec la Russie », a-t-il déclaré.
Cette attaque intervient dans un contexte où les menaces informatiques sont en forte hausse en Bourgogne-Franche-Comté. Le Centre régional de cybersécurité (CSIRT) a ainsi enregistré plus de 400 sollicitations en 2024, soit une augmentation de 60% en un an.
Renforcement de la cybersécurité
Conscient des enjeux liés à la protection des données, le département de la Côte-d’Or a renforcé ses dispositifs de sécurité en collaboration avec les services de l’État. « L’enjeu, c’est de préserver les données, car nous nous occupons notamment du champ social, et nous avons beaucoup de données concernant les personnes. C’est cela qu’il faut protéger », a insisté François Sauvadet.
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